Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les années passent et le trou de la sécurité sociale ne fait que se creuser. Tous les gouvernements de droite comme de gauche qui se sont succédés depuis les années 80 - et peut être même avant- se sont penchés sur le problème en proposant des solutions qui... n'ont fait que creuser encore un peu plus le déficit de ce fond de solidarité nationale.

Ces dernières années, on a même vu les politiques tenter de régler ce problème en baissant progressivement les remboursements de certains médicaments. Pire, en prenant l'avis des experts, certains ont même tranché sur l'efficacité de certains médicaments. Quand c'est le législateur qui décide d'après son appréciation qui de tel ou tel médicament est suffisamment efficace pour mériter le remboursement total ou partiel, c'est manifestement le signe d'une certaine impuissance à régler le problème efficacement.

Pourtant, on peut se demander si toutes les solutions ont été réellement explorées et évaluées ou bien si certaines mesures potentiellement efficaces n'ont pas été écartées pour des raisons plus ou moins avouables.

Le remboursement automatique des dépenses de santé sans distinction du niveau de revenus de l'assuré social est la première anomalie; en effet un remboursement progressif tenant compte du niveau de ressources du malade serait considéré comme une mesure équitable et permettant de faire des économies; il est fort à parier que les conservateurs du système de tous bords seraient prêts à l'affrontement pour éviter de perdre cet avantage mais le monde a changé depuis la création de la sécurité nationale.

La médecine a heureusement fait des progrès gigantesques, les médicaments de plus en plus efficaces sont de plus en plus chers à développer et à produire et la durée moyenne de vie des hommes ne cesse d'augmenter. Tant mieux mais le système pensé il y a plus d'un demi-siècle n'a jamais été repensé.

Les comportements des médecins et des pharmaciens sont eux aussi à la base des problèmes de la sécurité sociale. Pousser à la consommation de médicaments comme on le ferait de produits alimentaires ou de nettoyants ménagers a de quoi sérieusement heurté la conscience de tous ceux épris de vérité et de justice.

Le summum de l'absurde est sans aucun doute la façon dont les médicaments sont conditionnés par les fabricants. En général, les traitements ordonnés par les médecins sont prescrits pour une durée déterminée dans le temps, de quelques jours à quelques semaines à raison d'une quantité journalière de comprimés, de liquide ou de solide. Le bon sens voudrait que ces médicaments soient conditionnés à l'unité pour faciliter la délivrance exacte par le pharmacien selon les cas. Et bien, c'est exactement l'inverse qui se passe: le pharmacien s'arrange toujours par faire payer au patient un nombre de médicaments en excès. Le résultat, ce sont des quantités énormes de médicaments non consommés, des stocks gigantesques de médicaments non utilisés s'accumulant dans les meubles à pharmacie des gens avec des surcoûts à la charge des contribuables bien sûr. Alors qu'il suffirait de changer les conditionnements des médicaments et choisir résolument des conditionnements à l'unité pour faire des économies substantielles. Alors qu'est-ce qu'on attend pour forcer les géants de l'industrie pharmaceutique à changer d'attitude et de comportement ? Les pharmaciens seraient tout à fait capables d'ajuster la quantité au besoin prescrit par le médecin. Et le trou de la sécu ne s'en porterait pas plus mal. Bien au contraire.

 

 

 

6123337829_64b5d2258e.jpg

 

 

 

 

 

 

5824916318_4d509c202d.jpg

Tag(s) : #politique

Partager cet article

Repost 0